Mardi 23 octobre 2007

 


La création de l’Alliance Française remonte à loin : 1883 ! A l’époque, il s’agissait de propager la langue française dans les colonies. C’est grâce à cette ancienneté que les Alliances sont présentes dans environ 145 pays aujourd’hui. Ce sont des organismes qui tiennent à la fois du public et du privé.
 

Côté public, c’est le gouvernement qui nomme le Secrétaire Général des Alliances Françaises à Paris, c’est-à-dire le Big Boss de toutes les Alliances Françaises. Cela permet à l’Etat, dans une certaine mesure, de s’assurer du bon respect d’une certaine politique. Par ailleurs, ce sont des associations loi 1901, c’est-à-dire à but non lucratif. Mais comme elles sont déclarées d’utilité publique, elles touchent de l’argent de la part de l’Etat français. Et si elles sont reconnues d’utilité publique par le pays étranger, rebelote, mais dans ce cas, elles ne reçoivent pas nécessairement de la monnaie sonnante et trébuchante, ce peut être de l’immobilier à prix avantageux.

 
Côté privé, elles récoltent évidemment l’argent des cours. Par ailleurs, l’Alliance Française a la particularité de fonctionner sous le droit local. Cette situation permet une indépendance vis-à-vis de l’Etat français. Ainsi, dans le comité d’une Alliance Française, il y a un Président, un Vice-Président, un Secrétaire, un Trésorier et bien sûr des membres. Toutes ces personnes ont la nationalité du pays en question. Seul le Directeur des cours sera éventuellement français car lui est compétent (ou considéré comme compétent) sur le terrain pédagogique contrairement aux autres.

 
Cette organisation très souple explique pourquoi on trouve des Alliances indifféremment dans des démocraties ou des régimes autoritaires, voire dictatoriaux, genre la Chine où vous pouvez trouver à l’Alliance le professeur Tsang qui ne parle pas un mot de français, mais qui parle suffisamment chinois pour rapporter fidèlement tout ce que vous faites aux membres du parti.

 
Zài jiàn !
par Max Cofler publié dans : FLE ? Questions fréquentes
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 18 octobre 2007

Aujourd’hui, un peu d’humour. Voici une dépêche AFP qui vaut son pesant de cacahouètes et qui va donner envie à tous de dépenser du temps, de l’argent et de l’énergie dans une formation FLE :

 

 

Dépêches AFP

LYON, 11 oct 2007 (AFP) Le département du Rhône propose une formation au français pour les immigrés

La préfecture du Rhône a annoncé jeudi le lancement d'un plan d'apprentissage du français pour les étrangers du département, qui devrait permettre de former 6.000 personnes par an.

Ce plan, qui sera mis en oeuvre début 2008, "est une expérience pilote en France à la fois par le nombre d'étrangers concernés, 6.000 par an, et par la formalisation du dispositif sur tout le département", a indiqué à l'AFP une responsable de la préfecture.

Le programme, d'un budget de deux millions d'euros pour 2008, devrait permettre de former chaque année 4.000 étrangers "primo-arrivants", ainsi que 2.000 étrangers anciennement installés, tous en situation régulière.


D'une durée de 38 heures, cette formation permettra de conduire les stagiaires au niveau du Diplôme initial de langue française (DILF).


Créé en 2006, ce diplôme officiel du ministère de l'Education nationale valide un niveau de maîtrise de base du français comme comprendre des informations simples à l'oral ou à l'écrit, ou être capable de demander un prix ou d'indiquer un problème de santé.


Les 150 formateurs seront des fonctionnaires volontaires issus de la préfecture, des retraités de l'Education nationale et des bénévoles associatifs. Ils seront rémunérés 25 euros brut par heure de cours.


Selon la préfecture, 170.000 étrangers en situation régulière vivent actuellement dans le département du Rhône.

Voici la preuve éclatante, s'il était encore besoin de le prouver, que le FLE n'est absolument pas reconnu en France et qu'on préfère donner les cours à des retraités incompétents de je ne sais quelle préfecture plutôt qu'à des professionnels comme nous.
 
 
 
 
par Max Cofler publié dans : FLE ? Questions fréquentes
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 9 octobre 2007

 
Je vais vous raconter un peu ce que j'ai fait récemment comme brise glace lors d'un premier cours. D’abord, quand je suis entré dans la salle, ils étaient évidemment tous assis sur leurs chaises, bien à l’abri derrière leurs tables. Est-ce que j’ai déjà dit le profond dégoût que j’éprouve pour ce genre de meubles en cours de langue ? Franchement, quand je vois ça, c’est comme dans Sartre, je deviens tout vert et j’ai la nausée. Je ne dis pas que je ne me sers jamais d’une table de temps en temps. Oui, bien sûr, parfois je m’en sers comme bois de chauffage dans la cheminée, mais dans un cours de langue, à part prendre de la place et encombrer la salle, je ne vois pas l’intérêt.

 
Donc la première chose que je leur ai demandé de faire, c’est de virer tout le bois inutile contre les murs de la classe. Comme d’habitude, on m’a regardé avec des yeux ronds comme des soucoupes mais ils se sont tout de même exécutés, voyant bien que sinon, c’est moi qui allait les exécuter.

 
Ensuite, j’ai pu faire mon brise glace convenablement : je constitue les groupes au hasard grâce à un jeu des sept familles. Parce que sinon, ils vont se mettre spontanément par nationalité et parleront roumain, allemand, espagnol où je ne sais quelle langue. Comme je veux des groupes de 4, je ne mets que 4 cartes pour chaque famille et je mets autant de familles dans le jeu de carte que je veux de groupes de 4. Une fois qu’ils ont tiré leurs cartes, ils doivent trouver leurs familles. Une fois ceci fait, ils doivent prendre quatre chaises et former un carré. Et l’ensemble des carrés doit former une sorte de damier. L’essentiel étant que les côtés des carrés forment des lignes parallèles et perpendiculaires. Il est fondamental de bien disposer les chaises au départ car sinon, vous aurez énormément de mal à donner les instructions qui suivent.
 

Ensuite, je leur donne un questionnaire de présentation dont vous imaginez la banalité : nom, prénom, loisirs, etc. Première phase : ceux qui font face au tableau mène l’interview de l’étudiant qu’ils ont devant eux avec le fameux questionnaire. Une fois le questionnaire terminé, on inverse. L’étudiant qui fait face au mur du fond de la classe fait l’interview. Deuxième phase : ceux qui se trouve à gauche du carré présente la personne qu’il vienne d’interviewer à l’étudiant qui est juste à côté. Ensuite on inverse et voilà le travail.

Après (si vous avez encore du temps) vous pouvez les faire se lever et choisir une personne qu'ils ne connaissent pas dans la salle et ils doivent se présenter eux-mêmes. S'ils le font et que tout le monde parle en même temps dans un bordel indescriptible, c'est que vous avez réussi votre brise glace. 
 
par Max Cofler publié dans : Idées de cours
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Présentation

Recherche

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Calendrier

Octobre 2007
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Créer un Blog

hebergement blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus