Il y a quelques jours, dans « Que faire d'une chanson en classe de FLE ? », je m’interrogeais sur la meilleure exploitation à faire du Torero de Cabrel. Je n’étais pas très
heureux dans mes recherches sur le net, mais j’ai eu un peu plus de chance aujourd’hui. Car j’ai trouvé un site s’expliquant mieux sur le COMMENT faire mon cours. Il s’agit d’un article de Michel
Boiron intitulé Chansons en classe, mode d’emploi paru sur le site Le français dans le monde.
En lisant cet article, je me suis aperçu que la structure même de la séance classique installait d’emblée l’étudiant dans une situation de passivité déplorable : les étudiants
sont assis, doivent se taire et écouter religieusement la chanson. Ce qui n’incite évidemment pas à l’activité. Il faudrait donc les dynamiser dès le départ. Mais comment ?
La solution de Michel Boiron consiste à donner le thème de la chanson dans un premier temps. Dans le cas du Torero, ce serait les fameux sujets dont on ne savait que faire
dans le précédent billet : la ville, la campagne, la nature et l’amour. Ces thèmes seraient distribués à des équipes chargées de leur associer tous les mots qu’ils peuvent connaître.
Cette procédure a le mérite d’impliquer d’emblée les étudiants dans une activité. Ce qui les rendra certainement plus attentifs lors du cours et même pour l’écoute. Par ailleurs,
cela permet éventuellement de rappeler les mots les plus simples et les plus courants dans la tête des plus faibles.
Ensuite, on peut leur proposer des travaux d’écriture comme rédiger un texte, voire une chanson, avec les mots trouvés. A la fin, les groupes récitent (ou même chantent) leurs
créations. Bien entendu, cela ne peut se faire qu’avec des groupes relativement avancés. Pour les plus faibles, on peut donner le texte où manquent des bouts de phrases, des vers ou des strophes.
Enfin, nous pouvons procéder à l’écoute de la chanson.
D’une manière générale, ce que je retiens, c’est qu’il faut essayer de penser à l’envers. Je m’explique, lorsque nous avons une chanson, notre première intention est de la faire
écouter aux élèves afin qu’ils remplissent un texte à trous. Mais il semble bien meilleur de d’abord travailler sur la chanson par le biais d’une recherche de vocabulaire et par une petite
rédaction, et d’ensuite seulement de diffuser le morceau. Ce dernier apparaît alors, non plus comme un point de départ qui devient rapidement ennuyeux à force de répétition, mais comme une
finalité guidant le cours et, pourquoi pas, suscitant l’intérêt chez les élèves.
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