La création de l’Alliance Française remonte à loin : 1883 ! A l’époque, il s’agissait de propager la langue française dans les colonies. C’est grâce à cette ancienneté que les Alliances
sont présentes dans environ 145 pays aujourd’hui. Ce sont des organismes qui tiennent à la fois du public et du privé.
Côté public, c’est le gouvernement qui nomme le Secrétaire Général des Alliances Françaises à Paris, c’est-à-dire le Big Boss de toutes les Alliances Françaises. Cela permet à
l’Etat, dans une certaine mesure, de s’assurer du bon respect d’une certaine politique. Par ailleurs, ce sont des associations loi 1901, c’est-à-dire à but non lucratif. Mais comme elles sont
déclarées d’utilité publique, elles touchent de l’argent de la part de l’Etat français. Et si elles sont reconnues d’utilité publique par le pays étranger, rebelote, mais dans ce cas, elles ne
reçoivent pas nécessairement de la monnaie sonnante et trébuchante, ce peut être de l’immobilier à prix avantageux.
Côté privé, elles récoltent évidemment l’argent des cours. Par ailleurs, l’Alliance Française a la particularité de fonctionner sous le droit local. Cette situation permet une
indépendance vis-à-vis de l’Etat français. Ainsi, dans le comité d’une Alliance Française, il y a un Président, un Vice-Président, un Secrétaire, un Trésorier et bien sûr des membres. Toutes ces
personnes ont la nationalité du pays en question. Seul le Directeur des cours sera éventuellement français car lui est compétent (ou considéré comme compétent) sur le terrain pédagogique
contrairement aux autres.
Cette organisation très souple explique pourquoi on trouve des Alliances indifféremment dans des démocraties ou des régimes autoritaires, voire dictatoriaux, genre la Chine où vous
pouvez trouver à l’Alliance le professeur Tsang qui ne parle pas un mot de français, mais qui parle suffisamment chinois pour rapporter fidèlement tout ce que vous faites aux membres du
parti.
Zài jiàn !
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